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Avec le renouvellement de sa gamme en toute discrétion de ses ordinateurs et périphériques pour l’un et le lancement de Windows 7 ainsi que l’ouverture pour l’occasion de son premier Microsoft Store à Scottsdale en Arizona pour l’autre, cette semaine à été très remplie pour Apple et Microsoft. Sans oublier qu’ils ont tout deux dévoilés leur résultats trimestriel.

Retour sur ses chiffres et petite analyse de la situation.

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Résultats trimestrielle

Apple

Pour son premier exercice fiscal de 2010, Apple pulvérise à nouveau son chiffre d’affaire avec 9,87 milliards de dollars et un bénéfice net de 1,67 milliard, contre 7,9 milliards de CA et 1,14 milliard de bénéfices net pour le dernier trimestre 2008.

En terme de vente, Cupertino à dépassé les 3 millions de macintosh vendus soit une progression de 17% en un an. Les ventes de baladeurs iPod ont atteint 10,2 millions d’unités avec à la rescousse un iPod Touch récemment mis à jour en septembre limitant les pertes en volume de vente en repli de 8%. Snow Leopard à également booster le chiffre d’Apple avec un taux de mises à jour excellente sur son premier mois de lancement par rapport à Leopard.

La hausse la plus spectaculaire provient des ventes d’iPhones qui se sont inscrites à 7,4 millions d’unités, en hausse de 7%.

À noter que ces chiffres excluent les ventes d’iPhone et d’Apple TV (chiffre non GAAP) en ajoutant alors les ventes de ses deux produits, le chiffre d’affaire de Cupertino s’établirait à 12.25 milliards pour 2.85 milliards de dollars.

Microsoft

L’éditeur de Redmond a quand à lui publié un chiffre d’affaires de 12,9 milliards de dollars en baisse de 14% comparé à il y a un an. Son bénéfice net fond de 18% à près de 3,6 milliards de dollars. Il s’agit du second trimestre consécutif lors duquel Microsoft publie des résultats en décroissance. Il y a trois mois, ses revenus avaient chuté de 17% et son résultat net de 29%.

L’activité pour bureaux (Office) a reculé de près de 6% à 4,404 milliards de dollars, tandis que le bénéfice opérationnel a cédé 10% à 2,863 milliards de dollars. Les services en ligne creusent également le chiffre d’affaire avec des pertes records de 480 millions de dollars. Les recettes ont reculé de 5,8% à 490 millions de dollars de dollars en dépit du lancement du nouveau moteur de recherches Bing, qui grignote lentement des parts de marché depuis son lancement en juin.

La meilleure nouvelle du trimestre concerne la Xbox : ce secteur a vu ses bénéfices quasiment doubler à 312 millions de dollars, pour un chiffre d’affaires sensiblement stable à 1,891 milliard de dollars. La division serveur quand à elle s’est bien comportée, avec un bénéfice en hausse de presque 23% à 1,283 milliard de dollars, pour un chiffre d’affaires tout juste en hausse (+0,5%) à 3,417 milliards de dollars.

Microsoft rappelle que ces résultats ne tiennent pas compte du report de chiffre d’affaires de 1,47 milliards de dollars lié aux précommandes de Windows 7.

La force Cupertiniene

En regardant de plus près la situation actuelle et les résultats, Apple n’est plus qu’à 500 millions de dollars en CA en chiffres réels et 600 millions en bénéfices sur le dernier trimestre écoulé se rapprochant encore plus de son ennemi de toujours.

Il y a encore quelques années personne ne se serait douté qu’Apple aurait été capable de se mesurer à Microsoft en terme économique. Ce n’est clairement plus le cas, la firme à la pomme excelle trimestre après trimestre et enchaine des résultats grâce à une stratégie sûr et bien rodée par son dirigeant.
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Quand on pense qu’il y a un peu plus de dix ans Apple était considérée comme étant presque morte avec une action dépassant à peine les 3 dollars (3,32 $) soit 1,80 milliards de cotation alors qu’aujourd’hui Apple est classé second dans le palmarès du secteur IT avec une capitalisation boursière d’une valeur de 183 milliards de dollars. Microsoft étant toujours bon premier avec 237 milliards de dollars en bourse.

On voit là un retour spectaculaire alors même qu’il y a cinq ans tout le monde aurait éclaté de rire à cette idée saugrenue. On se souvient d’ailleurs très bien des propos de Michael Dell déclarant à l’époque

Que faire si j’étais à la tête d’Apple ? Je fermerais boutique et je rendrais l’argent qui reste aux actionnaires !

Mais à Cupertino on hésite pas à se tourner vers l’avenir dans une stratégie bien établie et qui commence à faire ses preuves. Pour commencer, Snow Leopard qui pose les briques pour la décénie à venir. Un os d’optimisation sans grandes nouveautés visibles pour l’utilisateur mais ayant à coeur de réussir à stabiliser et dépoussiérer le code d’OSX dévoilé maintenant il y à dix ans.

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Une gamme d’ordinateur bien rodée et qui plait au grand public et au secteur de l’enseignement, notamment avec plusieurs innovations made in Cupertino, comme un trackpad multi-touch ou encore un prise magsafe faisant d’Apple une marque Prénium malgré un matériel aussi banal que sur les PC du monde d’en face. Retenons également un marché ultra dominé des lecteurs musicaux de près de 70% par l’iPod et surtout un iPhone qui dope les chiffres de vente, et qui assure à Cupertino un avenir radieux et qui s’impose comme étant une véritable machine à cash.

Stagnation ou déclin ?

Du côté de Microsoft bien que les marges et les chiffres restent assez bon dans l’ensemble, on y voit un impact direct sur Apple. Vista est un épisode douloureux dans l’existence de Microsoft qui désire passer à autre chose en lançant jeudi dernier son nouvel OS Windows Seven et l’année prochaine la septième édition de son OS mobile.

Windows Mobile 7 & Seven

Windows Mobile 7 & Seven

On parle du déclin de l’ogre Microsoft depuis quelques années et on en vient à se demander vu les courbes de croissance des deux sociétés (à la forte baisse pour Microsoft, en forte hausse pour Apple), et surtout la saturation complète du marché pour Microsoft qui, avec près de 90% de part de marché sur ses deux divisions les plus rentables, n’a quasiment aucune marge de manoeuvre pour remonter la pente.

Redmond a également subit de plein fouet la crise avec comme conséquence directe des ventes de PC en chute. Contrairement à Apple avec une toute petite part de marché mondiale, Microsoft a quand à lui une clientèle d’entreprise très conséquente, qui s’est globalement serrée la ceinture en pleine période de marasme. Cette situation a été très défavorable à MS, situation beaucoup plus conjoncturelle que structurelle.

En conclusion

On ne peut que remarquer la progression fulgurante d’Apple ses dernières années mais n’oublions pas que jamais rien n’est acquis définitivement. La pomme est d’ailleurs bien placée pour le savoir avec la dégringolade des années 90.

Néanmoins, en continuant une stratégie aussi parfaite et claire pour le groupe et ses clients, Apple devrait dépasser Microsoft dans un délai relativement court : si Microsoft continue à stagner aux alentours des 125-130 dollars par action comme c’est le cas depuis plusieurs années et si les analystes ne se trompent pas sur leurs estimations à 280 dollars l’action AAPL, il va s’en dire que Cupertino sera de la taille de Redmond avant fin 2010.

Mieux, en prenant en compte dès le trimestre prochain, grâce aux nouvelles règles comptables américaines, les ventes d’iPhones qui ont été étalées sur 24 mois, alors Apple pourrait arriver bien plus vite à devancer Microsoft en valeur boursière.

La question qui se pose alors est, comment le géant du logiciel va t’il éviter en 2010 de se stabiliser afin de continuer à croitre et donc de repartir à la hausse, alors qu’Apple à devant elle une belle opportunité de croissance ? Sans oublier qu’elle n’a pas de dettes, des marges confortables et un leadership qui s’installe définitivement.